PACTE (parcours d’accès aux carrières territoriales, hospitalières et de l’Etat)
Le PACTE est un mode de recrutement, sans concours, dans la fonction publique pour des emplois de catégorie C. Il s’adresse aux jeunes de 16 à 25 révolus sortis du système éducatif sans diplôme et sans qualification professionnelle reconnue et à ceux dont le niveau de diplôme est inférieur à celui attesté par un diplôme de fin de second cycle long de l’enseignement général, technologique ou professionnelle. Un contrat en alternance de un à deux ans leur est proposé par une administration, contrat pendant lequel ils suivent une formation et perçoivent une rémunération égale à un pourcentage du traitement minimum de la fonction publique. Au terme du PACTE et après évaluation concluante de leurs compétences, les jeunes sont titularisés. Le PACTE ouvre droit à une exonération de cotisations sociales pour l’employeur ; il est établi à partir d’un formulaire type.
Sont concernées par le PACTE, les trois fonctions publiques : fonction publique de l’Etat, fonction publique territoriale et fonction publique hospitalière.
Sommaire
- Qu’est-ce que le PACTE ?
- Qui est concerné ?
- Quelles sont les caractéristiques du contrat ?
- Comment s’organise la formation ?
- Quelle est la rémunération ?
- Quelle est la situation du jeune au terme du PACTE ?
- Quel avantage pour l’employeur ?
- Quelles sont les formalités à accomplir ?
Fiche détaillée
Qu’est-ce que le PACTE ?
Le PACTE (parcours d’accès aux carrières territoriales, hospitalières et de l’Etat) est un nouveau mode de recrutement dans les trois fonctions publiques. Seuls sont accessibles par le PACTE, les emplois de la catégorie C de la fonction publique (ouvriers professionnels, agents techniques, agents administratifs, auxiliaires de vie sociale…). L’intégration en tant que fonctionnaire titulaire intervient sans concours au terme d’une formation en alternance de un à deux ans et après vérification des aptitudes acquises.
Qui est concerné ?
Sont concernés par le PACTE, les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus sortis du système scolaire sans diplôme et sans qualification professionnelle reconnue. Sont également visés les jeunes de 16 à 25 ans révolus qui ont quitté l’école sans obtenir leur bac général, technologique ou professionnel (soit les niveaux VI, Vbis ou V). Un jeune remplissant ces conditions et n’ayant pas atteint son 26e anniversaire peut conclure un PACTE. Les candidats doivent présenter leur candidature, accompagnée d’un descriptif de leur parcours antérieur de formation et, le cas échéant, de leur expérience, auprès de l’agence locale de l’ANPE dont relève leur lieu de domicile. L’ANPE peut confier cette mission de réception de candidatures à un organisme chargé du placement ou de l’insertion, notamment les missions locales. Les dossiers des jeunes sont ensuite transmis à une commission de sélection. Cette commission auditionne les candidats. Les candidatures retenues sont transmises à l’autorité administrative qui recrute. C’est cette dernière qui prend la décision finale d’engager le jeune.
Quelles sont les caractéristiques du contrat ?
L’administration "employeur" conclut avec le jeune un contrat de droit public d’une durée minimale de 12 mois et maximale de deux ans. La période d’essai est de deux mois. Pendant cette période, le contrat peut être rompu, sans préavis ni indemnité, par l’employeur ou par le jeune. Après la période d’essai, un licenciement est possible pendant le PACTE pour faute ou insuffisance professionnelle. La procédure est alors la même qu’en cas de licenciement d’un agent non titulaire. En concluant un PACTE le jeune s’engage à exécuter les tâches qui lui sont confiées et à suivre la formation prévue.
Comment s’organise la formation ?
Le jeune recruté dans le cadre d’un PACTE suit pendant son contrat une formation en alternance en vue d’acquérir une qualification ou, le cas échéant, un titre à finalité professionnelle ou un diplôme. La qualification, le titre ou le diplôme doit porter sur un domaine d’activité en rapport avec celui de l’emploi occupé pendant le contrat et être enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). A cette fin, une convention doit être passée avec un organisme de formation (qui peut être, par exemple, l’AFPA, un GRETA, un CFA) pour assurer la formation en alternance : cette convention précise les objectifs, le programme et les modalités d’organisation, d’évaluation et de sanction de la formation ; elle doit être annexée au contrat dans les deux mois qui suivent sa signature. La durée consacrée à la formation représente au moins 20 % de la durée totale du contrat.
Au terme des deux mois à compter de la date de signature du contrat, l’employeur examine avec le jeune recruté dans le cadre du PACTE, l’adéquation du programme de formation. Le tuteur et le formateur peuvent être associés à cet examen. En cas d’inadéquation, l’employeur et le jeune ont la possibilité de signer un avenant au contrat, sans préjudice des conventions de formation déjà passées, modifiant le programme de formation, dans la limite de la durée du contrat.
Quelle est la rémunération ?
Pendant la durée du PACTE, la rémunération versée au jeune est calculée en pourcentage du minimum de traitement de la fonction publique (ce minimum est fixé depuis le 1er novembre 2005, à 1 230,87 € bruts mensuels).
Si le jeune a moins de 21 ans, sa rémunération est égale à 55 % au moins de ce montant (soit 676,98 € bruts mensuels).
Si le jeune a 21 ans ou plus, sa rémunération est égale à 70 % au moins du traitement minimum (soit 861,61 € bruts mensuels). Ce montant est applicable à compter du premier jour du mois qui suit celui au cours duquel l’agent atteint l’âge de vingt et un ans.
Outre cette rémunération, les titulaires du PACTE ont droit au versement de l’indemnité de résidence et du supplément familial de traitement et, le cas échéant, de toutes autres indemnités liées aux obligations de service résultant du travail de nuit, des dimanches et jours fériés.
Quelle est la situation du jeune au terme du PACTE ?
Au terme du PACTE, après obtention, le cas échéant, du titre ou du diplôme requis pour l’accès au corps dont relève l’emploi, l’aptitude professionnelle du jeune est examinée par la Commission de titularisation présidée par le responsable du service dans lequel ce jeune a effectué son contrat. Si le jeune est jugé apte, il est titularisé dans l’emploi pour lequel il a été recruté : cette titularisation est subordonnée à un engagement de servir fixé à deux fois la durée du contrat initial incluant, le cas échéant, les périodes de renouvellement. Si le jeune échoue aux épreuves d’évaluation, s’il n’a pas pu obtenir la qualification requise (ou le titre ou le diplôme prévu au contrat) ou en cas de défaillance de l’organisme de formation, le PACTE peut être renouvelé dans la limite d’un an. Si en définitive, la commission considère que le jeune n’a pas les compétences nécessaires, son contrat prend fin. Il peut s’inscrire comme demandeur d’emploi et prétendre, à condition d’en remplir les conditions, aux allocations de chômage.
Quel avantage pour l’employeur ?
Les "PACTE" conclus avant le 1er janvier 2010 ouvrent droit à une exonération des cotisations à la charge de l’employeur au titre des assurances sociales et des allocations familiales, qui sont assises sur les rémunérations versées au cours d’un mois civil aux bénéficiaires.
Le montant de l’exonération est égal à celui des cotisations afférentes à la fraction de la rémunération n’excédant pas le produit de la rémunération horaire minimale du jeune par le nombre d’heures rémunérées, dans la limite de la durée légale du travail calculée sur le mois.
En cas de suspension du contrat de travail avec maintien total ou partiel de la rémunération mensuelle brute de l’agent, le nombre d’heures rémunérées pris en compte pour le calcul est égal, au titre de ces périodes de suspension, au produit de la durée de travail que l’agent aurait effectuée s’il avait continué à travailler et du pourcentage de la rémunération demeuré à la charge de l’employeur et soumis à cotisation. Le nombre d’heures rémunérées ainsi calculé ne peut excéder, au titre du mois civil considéré, la durée légale du travail sur le mois.
Quelles sont les formalités à accomplir ?
Le PACTE fait l’objet d’un contrat établi à partir d’un formulaire Cerfa n° 12592**01. L’employeur doit en adresser une copie à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) du lieu d’exécution du contrat dans les dix jours qui suivent le début de l’exécution du contrat.
Lorsque le PACTE est soit rompu avant son terme, soit renouvelé ou prolongé, l’employeur signale cette rupture, ce renouvellement ou cette prolongation au directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle et à l’organisme chargé du recouvrement des cotisations et contributions sociales dans les trente jours à compter de la rupture, de la prolongation ou du renouvellement considéré.
- Pôle-Emploi
- Permanence d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO)
- Missions locales pour l’emploi des jeunes
- Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi - DIRECCTE
- Ordonnance n° 2005-901 du 2 août 2005
- Décret n° 2005-902 du 2 août 2005
- Décret n° 2005-904 du 2 août 2005
- Décret n° 2005-900 du 2 août 2005
- Décret n° 2005-1055 du 29 août 2005
- Circulaire n°2104 du 14 septembre 2005 relative à la mise en oeuvre du contrat dénommé PACTE (dans la fonction publique d’Etat).
- Circulaire DSS/5B/2006/19 du 16 janvier 2006 relative à l’exonération de cotisations patronales de sécurité sociale associée au contrat dénommé « parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale, de la fonction publique hospitalière et de la fonction publique de l’Etat » (PACTE)
- Arrêté du 23 décembre 2005 relatif à la formation des tuteurs dans le cadre du parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale, de la fonction publique hospitalière et de la fonction publique de l’Etat.
Ces fiches pratiques donnent une information synthétique. Les informations fournies n’ont pas de valeur légale ou réglementaire.
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